Généralités sur les origines du Kempo

Selon une première hypothèse, le Kempo a été élaboré initialement dans une petite île de l’Océan Pacifique, l’île d’Okinawa.

Il existe une autre hypothèse selon laquelle il serait apparu au Japon quelques siècles avant Jésus Christ, à l’époque de l’élaboration des premières formes de lutte japonaise…

L’île d’Okinawa, officiellement japonaise depuis 1895, es l’île principale d’un archipel nommé Ryû-Kyû. Il est de coutume lorsqu’on aborde l’histoire des Arts Martiaux de l’Extrême Orient, d’établir une distinction nette, entre d’une part, le Japon et ses grandes îles et d’autre part, Okinawa et les petites îles Ryû-Kyû.

Comme la plupart des grands arts martiaux, le Kempo ne fut pas l’œuvre d’un seul homme, mais celle de plusieurs générations de Maîtres et de disciples, qui en leurs temps et dans leurs régions durent faire face à de nombreuses difficultés.

Des écoles de Kempo furent créées au XIVème siècle à Okinawa. A la même époque, apparaissent également à Okinawa les premières écoles de combat nommées Te (Main ou Technique).

Ces écoles de Te seront nommées plus tard Okinawa-Te (Main d’Okinawa), pour les distinguer des écoles de Tô-Te (Main de Chine) présentent elles aussi à Okinawa mais d’influence chinoise.

Le Kempo, le Te, l’Okinawa-Te et le Tô-Te s’influencent mutuellement tout au long de leur évolution, let le Kempo que l’on confond parfois avec le Tô-Te chinois, fait route commune avec les premières écoles de Kara-Te. Au point que jusqu’au début du XXème siècle les Maîtres de Karaté sont souvent désignés comme étant des Maîtres de Kempo et vice versa.

A partir du XVIIème siècle, apparaissent, au Japon, des programmes Kempo développés au sein des premières écoles du Jû-Jutsu et d’Aiki-Jutsu. A partir du XXème, à Okinawa, les écoles de Kempo et celles de Karaté vont entamer un développement séparé. De nouvelles écoles verront le jour.

Dans les îles Hawaii et aux Etats Unis se créeront de nouvelles formes que l’on désignera sous les appellations de Kempo Hawaiien et Kempo Américain. Ces appellations recouvrent une réalité complexe, à travers une multitude d’écoles et de méthodes plus ou moins connues, liées entre elles par une identiré forte et unique, celle du Kempo.

Le Kempo d’aujourd’hui

Le Kempo est une discipline moderne de combat basée sur la connaissance générale des arts martiaux modernes et traditionnels. C’est un style de karaté permettant aux pratiquants de développer aussi bien l’aspect sportif que l’aspect self défense. Formation à tout type de combat, le Kempo peut aussi bien se pratiquer à mains nues qu’avec des protections.

Le Kempo est une méthode éducative à plusieurs facettes, touchant les enfants, les adultes et les jeunes désirant s’orienter vers la compétition. Chaque individu peut pratiquer selon ses aspirations, son âge ou ses capacités personnelles.

Plus qu’une discipline, c’est une véritable école de formation de sport de combat. Il n’y a pas de conditionnement collectif du geste et de la pensée, mais une possibilité pour tous de recherche de pratiques créatrices et d’expressions libres.

Le Kempo utilise toutes les combinaisons de pieds-poings-genoux-coudes-clés-projections-travail au sol, sans aucune restriction. L’art de la progression de la méthode étant d’utiliser la technique la mieux appropriée à la situation. La formation psychologique du pratiquant est indispensable, elle est basée sur le respect de son partenaire, faute de quoi aucune progression n’est pas possible.

***

Peu d’enfants résistent au plaisir de découvrir un art martial. Sport d’équilibre et complémentaire des activités de plein air, il convient à tous, petits et grands. En raison de leur fragilité et de leur état d’évolution permanent, un enseignement adapté à leur morphologie et à leur âge leur est dispensé.

Il consiste en une initiation, une préparation à la véritable pratique du Kempo, exercices spécifiques, assouplissement, techniques de base, jeux éducatifs, étude d’enchaînements techniques. La pratique raisonnée du Kempo favorise le développement harmonieux de tous les muscles et oriente l’enfant vers la maîtrise de son corps.

Elle aide à acquérir la souplesse, l’adresse, la rapidité, l’efficacité mais aussi à vaincre sa timidité et dans certains cas, à reprendre confiance en soi. Aucune violence dans leurs évolutions, mais la recherche constante de la perfection du mouvement, de l’efficacité maximum de l’enchaînement avec un profond respect du partenaire.